Blainville, le 23 juin 2010 – Le député de Blainville et porte-parole de l’opposition officielle en matière de petites et moyennes entreprises, Daniel Ratthé, a fait le bilan de la dernière session parlementaire. Ce dernier a, d’entrée de jeu, déploré les scandales et le trafic d’influence qui ont marqué les derniers mois en plus de dénoncer la mauvaise gestion dont fait preuve le gouvernement libéral.
« Notre Assemblée nationale a été le théâtre d’un sinistre vaudeville dans lequel notre Premier ministre a accepté de jouer, au prix de sa crédibilité et de celle de son gouvernement. Celui qui promettait, en 2008, d’avoir les deux mains sur le volant de l’économie du Québec, a pris le champ et a frappé un mur, celui de la colère d’un peuple tout entier », a déclaré Daniel Ratthé.
Après le paradis des familles, l’enfer de la classe moyenne
Le député a évoqué les mesures du budget présenté le 30 mars dernier, qui annonce un retour à l’équilibre des finances en 2013-2014 mais qui n’épargnera pas les familles de la classe moyenne.
« En tout et partout, c’est 1 300$ que Jean Charest va chercher dans les poches des familles moyennes du Québec avec toutes les augmentations de taxes et de tarifs. Contrairement à ce que dit le premier ministre, le Québec n’est plus le paradis des familles mais l’enfer de la classe moyenne! », a ajouté le député.
Le PLQ au gouvernement : rentable pour le financement
Ce mécontentement généré par le budget n’a pas éclipsé le fond de scandales qui hantent le gouvernement libéral depuis déjà un bon moment. L’opposition officielle réclame depuis longtemps une enquête publique sur le monde de la construction et le financement des partis politiques, ce que refuse toujours le premier ministre.
Cette affaire a dévoilé au grand jour tout un système qui a comme dénominateur commun le financement du Parti libéral du Québec. Mentionnons à cet effet l’enquête menée par Alec Castonguay du journal Le Devoir, sur l’importance du financement du Parti libéral lorsqu’il forme le gouvernement « À titre d’exemple, le Parti Québécois, lorsqu’il formait le gouvernement entre 1994 et 2002, recueillait en moyenne 4,69 millions $ par année, soit plus que dans l’opposition puisque nous ramassons en moyenne 4,83 millions $ depuis 2003. Quant au Parti libéral, s’il parvenait à ramasser 4,37 millions $ dans l’opposition, il s’est drôlement repris depuis 2003 en engrangeant pas moins de 8,37 millions $ annuellement dans ses coffres. Quand on fait le lien entre les dirigeants ou employés d’entreprises qui ont obtenu des contrats du gouvernement libéral et le financement public inscrit dans les livres du DGE, on ne se surprend pas que le compte de banque du Parti libéral soit aussi bien rempli », a souligné le député de Blainville.
La langue, la culture et la santé en péril
Daniel Ratthé a rappelé également la gestion du gouvernement libéral dans les dossiers de la langue et des accommodements raisonnables. Pour l’opposition officielle, Jean Charest préfère défendre le Canada plutôt que la langue française et permettre les fameuses écoles passerelles. Quant aux accommodements raisonnables, le Parti Québécois s’est engagé, une fois élu, à adopter une charte de la laïcité.
En santé, le député a soulevé le problème des listes d’attente qui s’allongent dans les hôpitaux du Québec, incluant ceux des Laurentides, sans oublier les grands projets comme le CHUM, dont les coûts dépassent de loin les prévisions d’origine « Le Vérificateur général l’a dit : le CHUM aurait coûté 10 millions $ de moins s’il avait été réalisé selon la formule conventionnelle. Cela signifie que le gouvernement, par entêtement idéologique, a persisté avec la formule des partenariats public-privé qui devait, à l’origine nous faire sauver des coûts mais qui en bout de ligne, nous en fera dépenser davantage », a précisé Daniel Ratthé.
Concernant le développement économique, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de PME s’est dit satisfait de sa tournée des décideurs amorcée à l’automne. Au cours de ses rencontres, Daniel Ratthé a reçu les témoignages de dirigeants d’entreprises qui se désolent de l’absence d’une réelle politique de l’entrepreneuriat et des innombrables dédales administratifs qu’ils doivent parcourir « Au Parti Québécois, nous sommes en réflexion en marge de notre congrès qui aura lieu en 2011 et nous espérons apporter une nouvelle vision du développement économique », a annoncé Daniel Ratthé.
« Le gouvernement libéral est en fin de régime et il est grand temps de donner à la nation québécoise un nouveau gouvernement propre, efficace, compétent et capable de défendre les intérêts du Québec. À la prochaine élection générale, les Québécois seront en mesure de choisir un vrai gouvernement, une équipe honnête dirigée par une femme exceptionnelle au parcours tout aussi impressionnant, Pauline Marois. À la prochaine élection, nous tâcherons de libérer le Québec des libéraux! », a conclu le député de Blainville.